Article de blog

Burn-out : Pourquoi a-t-on peur de l'arrêt maladie

Il y a une vérité qu’on dit trop peu : Les personnes en burn-out ont souvent tellement peur de s’arrêter… qu’elles s’enfoncent encore plus. Je le constate dans mes accompagnements – votre lutte à ne pas être en arrêt, jusqu’au jour où, vous m’adressez un message :

  • Aude, j’ai fait un malaise au travail
  • Aude, je n’arrête pas de pleurer
  • Aude, je n’ai plus la force

 

Et ce n’est pas de la mauvaise volonté.

Ne pas vouloir se mettre en arrêt, c’est le résultat d’un mécanisme intérieur très puissant que vous avez souvent connu depuis votre enfance : le driver “Sois fort.”

Sois fort = surtout ne t'arrête jamais

Avec ce driver, on apprend très jeune que la force, c’est :
– se taire,
– serrer les dents,
– “faire le job”,
– ne pas déranger,
– tenir coûte que coûte

Alors quand la tempête burn-out arrive, la logique interne dit :

« JE VAIS TENIR ENCORE UN PEU »

Même quand le corps lâche – Même quand le mental s’effondre – Même quand se lever devient trop.

S'arrêter ?

Ça ressemble à une trahison, à un aveu de faiblesse.
Et puis, il y a le poison du jugement…

Vous avez peut-être déjà pensé :

  • “Un arrêt maladie, c’est pour les fainéants.”
  • “Si je m’arrête, on va croire que je ne suis pas à la hauteur.”
  • “Je ne veux pas qu’on pense que je profite.”
  • “Je vais passer pour quelqu’un de fragile.”
  • “Si je m’arrête, je ne vais jamais reprendre”

Et parfois, la vérité la plus douloureuse :
“Si je m’arrête, c’est peut-être que je suis nul(le).”

Cette phrase, beaucoup la pensent en silence.
Alors ils continuent … jusqu’à l’effondrement total.

Mais voilà ce qu'on ne dit pas assez :

  • S’arrêter, ce n’est pas abandonner. C’est éviter de sombrer.
  • L’arrêt maladie est un acte de protection. Un acte de courage. Un acte de survie.
  • Parce qu’on ne “guérit” pas d’un burn-out en dormant un week-end. On ne récupère pas en serrant les dents. On ne retrouve pas son énergie en continuant à s’épuiser.

Et le bilan de compétences dans tout ça ?

On entend souvent : “Je suis en burn-out, j’en profite pour faire un bilan de compétences.” Sur le papier, ça paraît logique. Dans la réalité, c’est rarement une bonne idée quand c’est la phase “tsunami”.

Votre histoire, nos accompagnements

Adresse

16 rue des maraîchers, 62500 Saint-Omer

Prendre rendez-vous

06 14 96 35 33

aude.m@oxalide.fr

Copyright © 2022 – Active Web Performance