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Faire le deuil de son ancien job

Quitter son job : et si nous parlions du deuil professionnel ?

On parle beaucoup de reconversion professionnelle comme d’un nouveau départ, d’un souffle d’air frais, d’une aventure excitante. Néanmoins on oublie souvent une étape essentielle, trop peu nommée, presque taboue : le deuil.

Oui, un deuil. Et si ce mot vous surprend, c’est peut-être justement parce que vous vous débattez avec ce que vous ressentez, sans oser mettre un nom dessus.

Quitter votre job, ce n’est pas juste changer de décor

Lorsque vous partez, vous ne laissez pas seulement votre bureau, votre signature mail ou vos collègues. Vous quittez parfois :

  • une identité sociale que vous aviez depuis des années,
  • des routines qui vous rassuraient,
  • un rôle dans lequel vous étiez reconnu(e),
  • un salaire qui vous convenait
  • des habitudes, des collègues, parfois même une forme de “famille professionnelle”.

Et tout cela mérite qu’on s’y attarde, que vous le compreniez. Parce que, même si vous avez choisi de partir… on ne quitte jamais sans laisser un morceau de soi derrière.

Le deuil professionnel, c'est normal !

Et surtout : c’est sain.

Vous pouvez ressentir de la tristesse, de la colère, du doute, de la nostalgie, du soulagement… parfois tout cela dans la même journée. Ces émotions sont là et oui, je sais, c’est un “joyeux bordel émotionnel” où un jour vous regrettez et le lendemain vous êtes ravi de votre choix quant à l’idée de partir. N’est ce pas ?

Je vous rassure, vous avez parfaitement le droit :

  • d’être enthousiaste et d’avoir peur,
  • d’être motivé(e) et de vous sentir perdu(e),
  • d’être fier(e) et de culpabiliser,
  • d’être soulagé(e) mais de regretter certains aspects.

Vous n’êtes pas instable. Vous êtes “juste” humain(e).

On ne claque pas la porte d’un histoire professionnelle du jour au lendemain car c’est aussi une aventure humaine dont vous êtes le principal acteur.

homme fatigué au travail, manque d'épanouissement

L'emploi à temps partiel : une solution contrainte

Vos plus grands pièges ?

  • Croire que tout devrait aller vite.
  • Croire que c’est honteux de vivre cela.
  • Faire “semblant” que tout va bien.

Bref, être dans le déni.

Dans cette société où tout doit être instantané, on voudrait vous faire croire qu’une reconversion, c’est :

“Je démissionne, je respire, et hop, je renais.”

La réalité ?

Vous traverserez peut-être un entre-deux.

Une zone floue entre ce que vous n’êtes plus… et ce que vous n’êtes pas encore.

Et cette zone peut être inconfortable.
C’est même un passage obligé pour construire quelque chose de solide.

Voici quelques conseils pour traverser cette étape en douceur :

Vous n'êtes pas seul(e)

Si vous lisez ces lignes et que vous êtes en plein dedans, sachez ceci : vous faites quelque chose d’immense. Vous choisissez de vous réaligner, de vous respecter, de vous écouter.
Et ce chemin-là n’est jamais linéaire… il est même profondément transformateur.

Alors oui : vous avez le droit de vivre un deuil.
Et vous avez aussi le droit d’avancer à votre rythme, sans vous excuser.

Votre nouvelle voie n’efface pas l’ancienne. Elle la prolonge. Elle la dépasse. Elle la transcende.

Vous êtes en train de vous réinventer.

Dans un bilan de compétences, vous avez enfin l’occasion de mettre des mots sur ce qui se passe en vous. C’est souvent là que l’on réalise que la reconversion comporte une vraie phase de deuil… et que c’est en l’accueillant qu’on avance plus sereinement vers la suite.

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